Dans la nuit du 10 au 11 mars 2026, le lycée secondaire de Menzel Jemil, dans le gouvernorat de Bizerte, a été la proie des flammes. Si l’incendie qui a ravagé des bureaux administratifs a pu être maîtrisé, les révélations sur l’identité des auteurs et leur mobile ont plongé la communauté éducative et l’opinion publique dans la stupeur.
Trois élèves et un complice interpellés
Grâce à la réactivité des unités de la sûreté nationale de la zone de Bizerte, l’enquête a été rondement menée. Les auteurs présumés du sinistre ont été identifiés et interpellés moins de 24 heures après les faits. Il s’agit de trois élèves âgés de 16 et 17 ans, tous scolarisés dans l’établissement même .
Les investigations ont également conduit à l’arrestation d’un quatrième individu, majeur, accusé d’avoir fourni aux mineurs le liquide inflammable ayant servi à allumer le feu . Sur instruction du parquet de Bizerte, l’ensemble des suspects a été placé en garde à vue dans l’attente de leur comparution devant la justice .
Selon les premiers éléments de l’enquête, rapportés par plusieurs médias tunisiens dont la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), les élèves ont agi dans le but de détruire le registre d’appel .
Accumulant un nombre important d’absences non justifiées ces dernières semaines, ils auraient imaginé ce plan radical pour effacer les preuves de leur absentéisme. C’est dans cette optique qu’ils ont, aux alentours de quatre heures du matin, pénétré dans l’enceinte du lycée et versé de l’essence à travers une fenêtre des bureaux administratifs avant d’y mettre le feu .
Des dégâts matériels mais une onde de choc profonde
L’incendie, bien que maîtrisé rapidement par les agents de la protection civile, a causé des dégâts matériels signific






